Monde – Économie: Les perspectives économiques en Afrique pour 2015

La Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique a rendu public la semaine dernière, les perspectives économiques pour l’Afrique en 2015 dans un contexte de baisse de la demande internationale, en conséquence de la récession mondiale, la chute des cours des matières premières, la forte volatilité des marchés du pétrole et du gaz et les mauvaises nouvelles provenant de divers conflits.

Le Fonds monétaire international estime désormais que la croissance en 2015 devrait se situer juste en dessous de 5 % un peu mieux que les prévisions de la croissance mondiale de 3,5%. Cependant, à en juger par les précédents cycles de crise, il se pourrait bien que l’Afrique obtienne de meilleurs résultats que prévu, toujours selon cette note de UNECA qui est La commission économique des Nations Unies pour l’Afrique.

Selon un rapport récent de la firme Ernst & Young, l’Afrique est en 2015 la deuxième destination la plus attractive pour les investissements, après l’Asie du Sud-Est. Il y est aussi indiqué que l’investissement direct étranger intra-africain monte en flèche, augmentant actuellement de 32,4 % par an. D’après la Banque mondiale, les économies du continent recevront 23 000 milliards de dollars d’investissement en 2030 contre 12 000 milliards aujourd’hui.

Rand Merchant Bank estime que le revenu disponible croîtra de plus de 5 % par an, tandis que McKinsey affirme que l’Afrique est le deuxième marché de consommation à la plus forte croissance. Deloitte & Touche avance que ce qui est vrai pour les marchés de consommation le sera aussi pour les marchés d’investissements d’ici à 2017. Standard Chartered Bank estime que la croissance sur le continent pourrait en fait avoisiner les 7 %, mais il faudrait disposer de chiffres précis. Tous les pays qui ont revu la base de leur comptabilité nationale ont découvert que leur économie était bien plus importante qu’ils ne le pensaient. Le fournisseur de données financières Dealogic évalue à plus de 656 le nombre d’opérations de fusion et d’acquisition qui auraient été conclues en 2014, contre 67 en 1995, et l’on a pu lire dans le Financial Times que la Bourse de Londres tente résolument d’augmenter le nombre d’entreprises africaines cotées, étant donné la demande considérable pour ces actions.

Ces perspectives intéressantes en effets sont influencées par trois tendance: Premièrement, la chute du prix des matières premières. Deuxièmement, par le fait que la majeure partie de la croissance de l’Afrique découle en fait de la consommation interne. Avec le développement des secteurs tels les télécommunications, les transports et le secteur de la finance qui devraient tous stimuler la croissance économique. Troisièmement, le fait que le virus Ébola a été plus ou moins contrôlé sur le continent.

Des perspectives intéressantes pour l’Afrique, mais il faut admettre que des conflits incessants et imprévisibles risquent d’inverser les tendances et affecter la croissance de certains pays comme c’est le cas au Nigeria, en Lybie ou en Somalie. Espérons qu’il y aura un bien meilleur processus d’allocation de ressources dans ce continent, que la croissance économique attendue pourra être bien redistribuée pour permettre aux millions de pauvres de sortir de la pauvreté extrême….par conséquent pour que cette croissance ne serve  pas uniquement à enrichir les plus riches.

Etzer S. Emile, M.B.A

Economiste

Radio Vision 2000

etzeremile@gmail.com

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