Mirebalais attaquée, le chaos s’étend
La ville de Mirebalais, située dans le département du Centre, a été la cible d’une attaque violente menée par des bandits armés dans la nuit du dimanche 30 au lundi 31 mars 2025. Les assaillants ont pillé et incendié plusieurs maisons, plongeant les habitants dans la terreur. Des églises et des écoles n’ont pas été épargnées, aggravant encore le désespoir des résidents qui ont dû fuir en masse pour échapper à la violence. Dans la foulée de cette attaque, les membres du gang VIV ANSANM ont organisé une évasion massive à la prison civile de Mirebalais. Si plusieurs d’entre eux ont réussi à s’échapper, certains ont été abattus par la population locale, excédée par l’insécurité grandissante.
Après l’Ouest et l’Artibonite, c’est désormais le Centre qui semble tomber sous le contrôle des gangs. Cette expansion incontrôlée des groupes armés traduit l’échec des autorités à reprendre le contrôle du pays et à protéger la population. Le Conseil présidentiel de transition (CPT), mis en place il y a un an avec pour mission de restaurer la sécurité en 18 mois et d’organiser des élections d’ici le 7 février 2026, peine à obtenir des résultats concrets. Par ailleurs, la force multinationale, censée renforcer la lutte contre les gangs, se révèle inefficace. En neuf mois de présence, elle n’a produit aucun impact significatif, et au moins deux de ses membres ont déjà perdu la vie.
Face à cette situation chaotique, le constat est alarmant : Haïti est livré aux gangs armés, tandis que les autorités et la communauté internationale semblent incapables de freiner cette descente aux enfers. La population, livrée à elle-même, tente de survivre dans un climat de violence qui ne cesse de s’aggraver.
Source: Metropole Haiti