Implication du Secteur privé brésilien dans des investissements dans le secteur des transports

Le gouvernement brésilien a fait part cette semaine d’un plan de transport qui représentera un investissement de plus de 333 millions de dollars américains pour améliorer notamment le secteur du transport terrestre en termes de routes, de chemins de fer et des centres de stockage.

En effet, selon une étude publiée aujourd’hui par la Confédération nationale des Convoyeur (CNT), le secteur privé peut fournir la moitié des investissements d’environ 333 millions de dollars que le Brésil a besoin dans les prochaines années pour améliorer son infrastructure de transport terrestre.

« 50% de ces ressources peut être couvert par l’initiative privée, sans pour autant sacrifier le budget public », a déclaré le président de la CNT, Clesio Andrade, dans des déclarations qu’il a donné aux journalistes après la réunion à laquelle il a présenté l’étude au ministre du Trésor, Joaquim Levy.

Selon Andrade, la contribution du secteur privé sous la forme de concessions pour construire ou gérer les itinéraires de transport est «un grand levier pour l’économie » à l’heure actuelle de la crise, ou le gouvernement à des difficultés financières.

Le responsable de cette association a ajouté que, avec sa proposition, la CNT prétend aider le gouvernement à adopter une vision plus systématique de tous les systèmes de transport et de leurs possibilités d’intégration.

M. Clesio Andrade a noté la volonté des entreprises privées à investir dans les infrastructures de transport au Brésil quelques jours après que le président brésilien, Dilma Rousseff, a annoncé que le gouvernement présentera en Juin un nouveau plan de concessions au secteur privé dans les domaines de infrastructures des aéroports, les ports et les chemins de fer, entre autres.

On se rappelle que dans un rapport publié le mois dernier par le FOMIN, la BID avait salué les progrès en termes des partenariats public privé en Amérique Latine et la Caraïbes. Le Brésil est un bon champion dans ce domaine en essayant notamment de combiner la gestion privée et le financement de l’infrastructure de son développement pour le secteur public ». « Il est sain et efficace que ce que les secteurs publics et privés partagent des risques et des responsabilités. » Avait déclaré le directeur général par intérim du FOMIN Fernando Jimenez-Ontiveros le mois dernier.

A rappeler que le contrat de partenariat public prive est un contrat administratif par lequel l’Etat ou un établissement public de l’Etat confie à un tiers, pour une période déterminée en fonction de la durée d’amortissement des investissements ou des modalités de financement retenues, une mission globale ayant pour objet la construction ou la transformation, l’entretien, la maintenance, l’exploitation ou la gestion d’ouvrages, d’équipements ou de biens immatériels nécessaires au service public, ainsi que tout ou partie de leur financement à l’exception de toute participation au capital.

Il est temps en Haïti de renforcer les PPP pour des investissements sérieux d’envergure et pour la gestion efficace, pour construire nos routes, nos ports comme c’est le cas du Brésil, pour des infrastructure énergétique, mais bien entendu avec une gouvernance étatique plus responsable, plus stable et plus crédible.

Etzer S. Emile, M.B.A

Economiste

Radio Vision 2000

etzeremile@gmail.com

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