Descente de la DPCJ aux domiciles de Dimitri Vorbe et de la veuve de René Préval…

La police a tenté d’exécuter des mandats décernés contre Dimitri Vorbe et Elisabeth Debrosse Préval, la veuve de l’ex-président René Préval, samedi 14 décembre 2019, a appris Le Nouvelliste. « Ils sont passés chez moi aussi pour nous demander de nous rendre à la DCPJ »,  a répondu au journal via un texte message Dimitri Vorbe de la Sogener.

Sous le couvert de l’anonymat, une source a indiqué que chez Mme Préval, des policiers encagoulés, sans la présence d’un juge de paix, ont demandé à entrer afin d’exécuter le mandat. La sécurité du domicile n’a pas donné accès à la résidence aux policiers, a poursuivi notre source.

L’un des avocats de la Sogener, Me Jean Danton Léger, a confirmé ces interventions de policiers qui se sont identifiés comme des agents de la DCPJ. « Ils ont demandé que Dimitri se rende à la DCPJ. La même déclaration a été faite chez Mme Préval », a expliqué Me Léger. « Ils croient pouvoir exécuter les mandats d’amener en dépit de ce que nous avons fait comme opposition. Les descentes des lieux de cet après-midi visaient à les arrêter. C’est mon interprétation », a indiqué l’avocat.

« Par rapport à cette action, je réalise que la DCPJ n’a pas obtempéré à la décision, à l’ordonnance de sursoit du doyen dans l’affaire Sogener. Notre analyse en tant qu’avocat est qu’un sursoit dans l’affaire implique un sursoit sur tout ce qui concerne cette affaire puisque les mandats d’amener ont été décernés dans le cadre de l’affaire Sogener », a expliqué Me Jean Danton Léger.

« En dépit de la signification de l’ordonnance, il y a cette descente ; cela signifie que pour la DCPJ les mandats restent debout », a poursuivi Me Léger, qui a confié que les avocats analyseront au plus vite la réponse à donner.

La descente de la DCPJ chez Dimitri Vorbe, présenté comme un adversaire politique du président Jovenel Moïse, intervient à un moment où, selon une correspondance datée du 12 décembre 2019 à Germeil Castel du comité de l’Accord de Marriott, le président de la République sollicite une rencontre sur ledit accord en vue de trouver une solution à la crise.

« Monsieur CASTEL, le Cabinet du Président de la République vous présente ses compliments et a l’avantage de vous informer que le Président de la République, Son Excellence Monsieur Jovenel Moïse, souhaite vous entretenir sur le document de sortie de crise élaboré à l’hôtel Marriott en date du 11 novembre 2019. Aussi, le Président de la République vous invite à une rencontre au Palais national le lundi 16 décembre 2019 à 11 heures du matin », lit-on dans cette correspondance dont Le Nouvelliste a eu copie.

« Le président Jovenel Moïse envoie des signaux différents. Il paraît vouloir le dialogue et pose des actions pour intimider ses adversaires. Je ne sais pas ce que cela va donner, mais je peux vous dire que c’est extrêmement préoccupant », a confié une source interrogée par le journal.

Par ailleurs, l’ED’H et le gouvernement ont indiqué que le conduit amenant du mazout à la centrale de Varreux, qui était gérée par la Sogener, a été scié. « Le gouvernement condamne, sans réserve, les actes de vandalisme et de sabotage perpétrés par des individus malintentionnés contre les infrastructures souterraines de l’ED’H dans les centrales électriques de Varreux dans la nuit du 12 décembre », lit-on dans un tweet du ministère de la Communication.

 

Source:Le Nouveliste

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