Après la violente journée de manifestation, Port au Prince vit au ralenti

La paralysie des activités et les actes de violences qui ont émaillé la journée du Lundi, la ville de Port-au-Prince s’est réveillée en demi-teinte ce mardi. Les Portes des banques commerciales sont restées fermées et certaines institutions publiques et privées ont gardé la même posture dans la perspective d’une nouvelle journée de manifestation.

 Les Citoyens croisés dans certains coins de rue de la Capitale s’interrogent sur le lendemain de cette nation. La rareté du carburant engendrée par la mauvaise gestion de cette ressource stratégique des pouvoirs publics rendent perplexes les citoyens qui réclament à cor et à cri la démission du chef de l’Etat.

Un début de semaine avec des manifestations dans plusieurs régions du pays, les nombreuses tentatives du Sénat pour installer un gouvernement déjà décrié par la clameur publique ont mis de l’huile sur le feu. Tout ce malaise dans un Etat qui se cherche fait craindre le pire.

Les moteurs des véhicules du transport en commun ne tournent plus à plein rendement. L’école fonctionne au ralenti une semaine après le lancement officiel de l’année académique. La situation n’est pas différente pour le commerce qui garde leurs portes fermées.

Cette situation va certainement avoir des incidences sur la vie économique du pays et sur les ménages déjà en situation de précarité extrême.

  Ce Mardi encore, des traces des barricades enflammés avec des débris de pneus étaient remarqués dans plusieurs artères de la région métropolitaine. Hier lundi, plusieurs pneus empilés brulaient, des manifestants lançaient des jets de pierres cassant plusieurs pares-vitres de voitures. Ce qui a donné lieu à des interventions policières brutales faisant parfois des blessés parmi la population.

 Même si le commissaire divisionnaire Jean Claude Benjamin porte-parole de l’IGPNH, a fait savoir que quatre des policiers de la patrouille qui aurait blessé mortellement Jimmy Fédé, à carrefour, sont en isolement, cela n’empêche de nouvelles bavures, en témoigne une fillette atteinte mercredi dernier d’un projectile.

Cette situation de chaos qui règne dans le pays, prouve une fois de plus l’incapacité des acteurs à s’asseoir pour trouver une entente mais encore l’incompétence du Président de la République avec des choix mal conseillés.

Pour le moment l’opposition faite d’anciens ennemis et alliés du pouvoir en place semble avoir la main dans ce jeu de Poker politique. Ces derniers ont voulu profiter de la crise créée par la rareté de carburant, pour régler leur compte avec Jovenel Moise qu’il accuse d’incapable et à qui ils demandent de quitter la tête du pays. Des journées de mobilisations sont annoncées pour ce mardi et demain mercredi avec le même objectif, le départ de Jovenel Moïse du Pouvoir.

Apres ce début de semaine troublant, les prochains jours pourraient être déterminants avec l’arrivée en Octobre de la Mission des nations Unies dans le pays, le BINUH.

Source:HPN

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