Peter F. Mulrean : « Nous attendons la décision du Parlement pour décider sur le statut de Jocelerme Privert »

Source Patrick ST PRE || Le Nouvelliste

« Nous sommes très préoccupé par la conjoncture actuelle au pays […] Nous avons l’impression qu’il est temps que le Parlement décide des prochaines étapes comme c’était prévu dans l’accord du 5 février », a lâché Peter F. Mulrean, l’ambassadeur américain, aux micros des journalistes, peu de temps après avoir prononcé son discours à l’occasion de la célébration du 240e anniversaire de l’indépendance américaine.

Pourtant, dans son discours, très attendu, son premier depuis qu’il est en poste à Port-au-Prince, Peter F. Mulrean, fin diplomate, n’a pipé mot sur la conjoncture politique délétère qui prévaut actuellement dans le pays. Il a plutôt opté pour placer ce 4 juillet 2016 sous le signe de la célébration non seulement du 240e anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis, mais aussi celui des relations profondes et riches entre les Etats-Unis et Haïti.

« Le résultat de l’histoire commune de nos deux pays est un partenariat profond », a-t-il déclaré louant le va-et-vient des familles dans les deux sens, les échanges culturels, les investissements, les études qui jalonnent les relations américano-haïtiennes.

« Le pays traverse une période difficile où les défis sociaux et économiques sont graves, et la politique ne semble pas toujours prête à y faire face », diagnostique le diplomate américain, neuf mois seulement après son arrivée au pays. « Haïti a besoin de définir et de dessiner son avenir », a-t-il poursuivi.

Et les élections, de toute évidence, demeurent la voie à emprunter. Daphnée Delsoin, ministre a.i. des Affaires étrangères, a elle aussi reconnu l’impérieuse nécessité pour Haïti de tenir des élections crédibles dans les plus brefs délais. « Dans la conjoncture actuelle, le gouvernement haïtien crée les meilleures conditions possibles pour que se déroulent en toute transparence les prochaines élections », a-t-elle promis à l’assistance, composée de l’ensemble des représentants de la communauté haïtienne, du nec plus ultra de la société civile, du milieu des affaires et de la classe politique haïtienne.

Jude Célestin, candidat à la présidence, également présent sur la pelouse de la résidence de l’ambassade américaine, laconiquement, comme d’habitude, s’est prononcé sur la situation ubuesque de fin de mandat du président Privert et sur l’indécision du Parlement.

« Il faut que M. Privert ait un papier en main s’il doit rester, et s’il part, l’Assemblée nationale, les députés et les sénateurs, doit prendre une position claire pour garantir la stabilité dans le pays », a déclaré le candidat de LAPEH, arrivé en deuxième position lors des élections de 2015 aujourd’hui annulées.

« Je me suis inscrit, donc je participe aux élections », a-t-il concédé avant de rectifier que les élections n’ont rien à voir avec M. Privert sinon avec ce CEP. « Ce CEP semble inspirer un brin de confiance », a-t-il ajouté. «  Certainement, que je vais aux élections. »

Toujours aux micros des journalistes, Peter F. Mulrean s’est montré …..lire la suite sur lenouvelliste.com

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