Monde – Économie: Le FMI voit une croissance mondiale plus faible que prévu

La croissance mondiale sera probablement plus faible que prévu cette année, a déclaré mardi la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), évoquant un rétablissement plus lent des économies avancées et un ralentissement supplémentaire dans les pays émergents.

Christine Lagarde, qui s’exprimait à Djakarta au début d’un déplacement de deux jours en Indonésie, a également appelé les économies émergentes à « se montrer vigilantes face aux répercussions » du ralentissement de l’économie chinoise, au durcissement des conditions sur les marchés financiers et à la perspective d’un relèvement des taux par la Réserve fédérale aux Etats-Unis.

« Globalement, nous nous attendons à ce que la croissance mondiale reste modérée et probablement plus faible que ce que nous anticipions en juillet », a-t-elle dit.

Le FMI avait annoncé en juillet tabler sur une croissance mondiale de 3,3% cette année contre 3,4% en 2014.

Evoquant la situation de l’économie chinoise, Christine Lagarde a déclaré que la deuxième économie mondiale ralentissait, mais pas de façon brusque ou inattendue, dans un contexte d’ajustement à un nouveau modèle de croissance.

« La transition vers une économie de plus en plus tournée vers le marché et le dénouement des risques accumulés ces dernières années sont complexes et pourraient donc bien être quelque peu mouvementés », a observé la directrice générale du FMI.

« Cela étant dit, les autorités disposent des instruments politiques et des amortisseurs financiers (qui leur permettront) de gérer cette transition. »

En Haïti, on n’a pas révisé officiellement les prévisions de croissance de 2,5% pour cette année, cependant tenant compte de la complexité de la situation et quand nous regardons tous les paramètres en question on risque d’enregistrer une croissance plus faible que prévu. De plus en plus d’entreprises enregistrent des baisses au niveau des chiffres d’affaires qui est tributaire du ralentissement du niveau de consommation et la hausse des prix. Aussi, les conditions de crédits sont devenus plus difficiles pour des compagnies qui veulent investir ou réinvestir sans oublier la perte de récolte agricole qui peut atteindre près 50% à cause de la sécheresse sachant que le secteur agricole constitue près de 25% du PIB. Il est temps pour Haïti de rentrer dans l’ère de la croissance économique durable et soutenable pour des emplois et des revenus dans l’économie.

Etzer S. Emile, M.B.A

Economiste

Radio Vision 2000

etzeremile@gmail.com

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