Dimitri Vorbe et sa femme arrêtés à Miami

Dimitri Vorbe et sa femme ont été arrêtés ce vendredi en Floride, a appris Le Nouvelliste d’une source très proche du couple. Madame Vorbe a été libérée. Son mari est sous la garde des autorités américaines. Pour le moment, Le Nouvelliste ignore les motifs de ces arrestations.

Dimitri Vorbe, homme d’affaires haïtien, un des responsables de la firme Sogener et opposant déclaré au président Jovenel Moïse qui s’est réfugié aux Etats-Unis pour échapper aux poursuites engagées contre lui, a été appréhendé dans la rue, à Miami, par des agents des services de l’immigration américaine, vendredi 21 août 2020, a appris le journal d’une source proche de sa famille.

«  Il a été arrêté dans la rue puis conduit chez-lui. Sa femme a été interpellée avant d’être relâchée », a expliqué cette source, soulignant que « Dimitri Vorbe est au centre de détention de Krome ». «  Nous ne savons rien du motif de l’arrestation. Demain son avocat ira le voir. On en saura plus », a poursuivi notre source.

Pour le moment, Le Nouvelliste ne sait pas si l’arrestation de Dimitri Vorbe est en lien à l’extension de sa durée de séjour aux USA ou avec ses démêlés avec la justice haïtienne sous Jovenel Moïse.

Le commissaire du gouvernement près le tribunal de premiere instance de Port-au-Prince, le 14 août dernier avait sollicité l’assistance de l’immigration américaine aux fins de rechercher et de rapatrier Dimitri Vorbe un « citoyen haïtien fugitif activement recherché par la police et la justice ». « En effet, les informations qui nous sont parvenues portent à croire que monsieur Dimitri Albert Edouard Vorbe (date de naissance 23 aout 1973, passeport Haïtien au No PP483687 se trouve actuellement aux Etats-Unis depuis plus de six mois avec un simple visa de visiteur, en violation des lois américaine sur l’immigration », avait écrit le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince. Il a indiqué que M Vorbe est poursuivi par la justice Haïtienne et un mandat d’arrêt en date du 4 mars 2020 émis contre lui est toujours en vigueur. « Il est également  recherché pour interrogatoire dans le cadre de plusieurs enquêtes criminelles en cours et par Interpol », avait indiqué le chef du parquet de la capitale qui indique dans cette correspondance à l’immigration américaine que « M. Vorbe est soupçonné d’avoir pris activement part à un dossier public de corruption et blanchiment de plusieurs dizaines de millions de dollars américains au détriment des intérêts de la république d’Haïti. Qui pis est, M Vorbe est un des suspects d’une enquête en cours sur un complot visant à encourager des actes d’agressions  contre l’ambassade des Etats-Unis en Haïti », a écrit le commissaire  Ducarmel Gabriel, soulignant que «compte tenu de la gravité des infractions reprochées à M Vorbe », son rapatriement est sollicité.

Le journal a contacté l’ambassade des Etats-Unis sur ce dossier. L’ambassade a référé le journal aux services de l’immigration. Le journal a contacté un officiel de ICE qui n’a pas encore réagi.

Le 31 juillet dernier, Dimitri Vorbe peu après le partage de photos sur les réseaux de descentes de la police et de la justice au domicile de la veuve du président René Préval, Elisabeth Débrosse, et dans les locaux de la Sogener, sur la route de l’aéroport,avait tweeté qu’« la persécution se poursuit ».

La justice avait effectué cette décente dans le cadre de l’exécution d’une décision du juge d’instruction Mathieu Chanlate « ordonne respectivement  la saisie et le gel des biens et des fonds faisant partie du patrimoine des inculpés Réginald Vorbe Fils, Jean Marie Vorbe, Albert Edouard Dimitri Vorbe, Agnes Elisabeth Débrosse susceptibles d’être produits de ces crimes et délits, notamment la Soged sise au Boulevard Toussaint Louverture et les immeubles sis à Laboule 18, Morne Calvaire et Péguy-Ville, rue des Marguerittes appartenant respectivement à Agnes Elisabeth Debrosse, Albert Edouard Dimitri Vorbe, et Jean Marie Vorbe ainsi que  tous les autres biens, produits de crimes et délits pour lesquels ils sont poursuivis ; ce, en quelques mains et lieux où ils se trouvent. Disons que la présente ordonnance sera exécutée à la diligence du commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de ce ressort », lit-on dans l’ordonnance, soulignant que les concernés sont tous inculpés de faux et usage de faux, association de malfaiteurs, escroquerie, et blanchiment d’argent. »

 

 

Source: Le Nouveliste

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