Haïti-Société : L’historienne Suzy Castor distinguée par le Mexique

P-au-P., 20 sept. 2015 [AlterPresse] — L’historienne haïtienne Suzy Castor a reçu, le vendredi 11 septembre 2015, le « Prix Othli » à l’ambassade du Mexique en Haïti, pour ses 40 ans de travail de rapprochement entre les deux pays, apprend AlterPresse.

« La Docteure Suzy Castor a légué sa vie et ses activités professionnelles à cette quête, elle a été toujours une combattante », selon la page Facebook de l’ambassade du Mexique, qui rapporte l’information.

Le mot « Othli », en langue indienne du Mexique, signifie « chemin ».

Le prix, qui porte ce nom, a été créé par l’Institut des Mexicains de l’extérieur, afin de souligner les efforts des personnes qui ont dédié une grande partie de leur vie à ouvrir la voie aux jeunes générations.

« Nous reconnaissons et apprécions la valeur des activités réalisées (par Suzy Castor) en faveur du bien-être de nos compatriotes au Mexique et en Haïti », lit-on.

Durant ses trente années d’exil au Mexique, Suzy Castor s’est signalée par son action de solidarité et d’accueil des exilés chiliens, argentins et uruguayens, tout en appuyant directement la cause des guatémaltèques et salvadoriens asilés au cours de la période tragique des années 1980 jusqu’à la signature des accord de paix dans ces pays.

C’est ce que rappelait AlterPresse en 2005, à l’annonce de l’octroi du « Prix Juan Marà¬a Bandrés à la Défense du Droit d’Asile et à la Solidarité avec les Réfugiés », à l’historienne Suzy Castor, prix qu’elle a reçu le 13 septembre 2005 à Madrid, Espagne.

Elle a été distinguée par la Commission espagnole d’aide aux réfugiés (Cear) et la Fondation Cear, en reconnaissance de « son œuvre opiniâtre (accomplie par Suzy Castor) dans la défense des réfugiées / réfugiés (et des immigrantes / immigrants), de la démocratie et des droits des femmes ».

Suzy Castor dirige le Centre de recherches et de formation économique et sociale pour le développement (Cresfed), qu’elle a fondé avec son mari Gérard Pierre-Charles, de retour d’exil en 1986 à la chute de Jean-Claude Duvalier (Baby Doc).

Le Cresfed apporte son appui à différents regroupements lire la suite sur alterpresse.org

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *