Haïti-Société-Nord : Des porteurs de « Kita-Nago » dans le pétrin

Si Kita-Nago se repose tranquillement depuis le 27 janvier dernier à sa destination finale qu’est Ouanaminthe, des transporteurs de ce tronc d’arbre de 500 kilogrammes sont eux, dans le pétrin dans le Nord, notamment au Cap-Haïtien où ils attendent désespérément le secours des autorités locales pour rentrer chez eux.

Transporté à bout de bras depuis Les Irois (Grand’Anse) jusqu’à Ouanaminthe (Nord’est), soit 700 kilomètres de trajet pédestre, sur une initiative de Harry Nicolas dit « Mèt fèy vèt » et quelques amis, ce morceau de bois qui a tant défrayé la chronique au cours du mois de janvier, laisse quelques-uns de ses suiveurs dans l’embarras.

C’est le cas par exemple de Valmé Accilien, de son nom d’artiste Valmé création qui, comme tant d’autres Kita-Naguistes, sont en transit non désiré au Cap-Haïtien, errant à longueur de journée sur les belles places publiques de la cité d’Henri Christophe.

Valmé Accilien est l’un de ceux qui avaient transporté Kita-Nago et qui se retrouve en difficulté. Il traine depuis quelques jours sur la Place d’arme de la deuxième ville du pays, faute de moyens de transport pour rentrer chez lui.

En effet, ils sont 11 vaillants jeunes hommes qui ont quitté Pétion-Ville (Port-au-Prince) le 27 décembre dernier (leur lieu de résidence), pour se rendre aux Irois, afin de donner lun coup de main au transport de Kita-Nago jusqu’à Ouanaminthe, raconte Valmé à une équipe de Haiti Press Network sur place dans le Nord.

Leurs ressources financières étant complètement épuisées durant le périple, ils comptent aujourd’hui sur l’appui de l’État dans le Nord pour rentrer chez eux. Car, fatigués et harassés physiquement, quoiqu’ils soient fiers d’avoir accompli un « acte héroïque », il leur paraît très difficile de reprendre la route à pied en vue de regagner leur demeure.

« J’avais 15 000 gourdes en poche, mais cette somme a dû être dépensée pendant le trajet. C’est la même situation pour les autres qui sont là avec moi », a témoigné Accilien.

Toutefois, le sentiment du devoir citoyen qui anime la démarche de ce dernier semble être plus fort que tout.

« Nous avons fait ce sacrifice parce que nous croyons au symbolisme de « Kita-Nago ». Nous pouvons nous unir pour le positif dans ce pays », a déclaré le frêle jeune-homme, indiquant au passage être en attente d’une décision des autorités de la mairie du Cap où, ils sont logés temporairement, le soir venu.

Source: http://www.hpnhaiti.com

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