Arrivée ce mercredi d’une cargaison de gazoline

Le navire Mt Bahri Jasmine est arrivé à quai avec une cargaison de 125 000 barils de gazoline au terminal de Thor et à celui de Varreux, a appris Le Nouvelliste d’une source proche du terminal de Varreux, mercredi 12 avril, à un moment où sévit une pénurie provoquée par des retards dans le renouvellement de commandes, les prix des produits pétroliers se sont envolés  dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et en province. Le navire Mt Nord Majestic doit arriver entre le 17 et le 18 avril 2023 avec une cargaison de 120 000 barils de diesel pour Varreux et de 35 000 barils de diesel  pour Thor.

Pour faciliter ces commandes, le ministère de l’Economie et des Finances (MEF) s’était assuré que la BRH mette 30 millions de dollars à la disposition des compagnies pétrolières, début avril.

La pénurie a été provoquée par l’absence de commandes des compagnies qui ont des problèmes de trésorerie, aggravés par l’incapacité de trouver l’intégralité du montant nécessaire pour importer. Les pertes de change sur les dollars obtenus hors de la BRH sont importantes. C’est un problème récurrent qu’il faut résoudre, ont indiqué des sources interrogées par Le Nouvelliste, qui ont confirmé la tenue d’une réunion le 4 avril entre le Premier ministre Ariel Henry, le ministre de l’Economie et des Finances, Michel Patrick Boisvert, et des opérateurs de l’industrie, à savoir les compagnies pétrolières et les distributeurs de produits pétroliers.

Une commission composée de représentants du MEF, de l’Association nationale de distributeurs de produits pétroliers (ANADIPP), de l’Association nationale des propriétaires de stations-service (ANAPROSS) a été créée. Cette commission doit travailler, entre autres, sur un mécanisme d’ajustement des marges et d’un cadre règlementaire, a informé une source proche des discussions. Avec les problèmes d’indisponibilité de dollars, d’insécurité, les marges de tout le monde tendent à s’éroder, a confié une autre source, signalant que « l’accès aux dollars pour importer est un problème récurrent ». Entre-temps, les prix des produits pétroliers se sont envolés, dans certains cas loin des prix fixés par le ministère du Commerce et de l’Industrie. L’impact s’en ressent aussi sur les coûts du transport dans certains circuits. En province, la pénurie et l’appréciation de prix sont en général toujours plus importantes qu’au niveau de la zone métropolitaine, a-t-on appris.

 

 

Source: Le nouveliste

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