Discussions à la CARICOM sur la création d’une force de stabilisation pour Haïti

La réunion des chefs de gouvernement de la CARICOM sera l’occasion de discuter de la création d’une force multinationale pour soutenir Haïti. Pour y arriver, les pays des Caraïbes n’ont d’autre choix que de se tourner vers les États-Unis et le Canada. Nous n’avons ni la capacité ni les ressources nécessaires pour apporter efficacement la stabilité en Haïti. Aucun pays des Caraïbes, individuellement ou collectivement, ne pourrait y parvenir sans assistance, a indiqué le Premier ministre bahaméen Philip Edward Davis, cité dans un article de Radio Canada, mercredi 15 février 2023.

« Le Premier ministre du Canada vient ici pour parler du rôle qu’il serait capable de jouer pour nous appuyer », a indiqué  Philip Edward Davis, Premier ministre des Bahamas.

Tout comme Justin Trudeau, M. Davis croit que la solution doit venir d’Haïti, mais il se dit prêt à participer à une force d’intervention sur le terrain sans toutefois en prendre les commandes : Ce ne serait pas la première fois que nous fournirions de l’aide à Haïti en autorisant des membres de nos forces de défense à s’y rendre pour mener des initiatives en matière de maintien de la paix. Nous discuterons de refaire la même chose si on nous la demande, mais ce serait sous la direction d’une autre puissance.

L’objectif de cette force serait d’assurer un niveau de sécurité assez élevé en Haïti pour que le pays puisse organiser des élections. Toutefois, avant de discuter d’un déploiement ou même de la forme que pourrait prendre ce contingent international, les pays de la CARICOM ainsi que leurs partenaires canadien et américain voudront qu’Haïti présente un plan, une sorte de feuille de route, pour s’assurer qu’il y ait des élections démocratiques à la fin de l’exercice, selon cet article de Radio Canada.

À l’OEA, le 10 février dernier, l’ambassadeur des USA , Francisco O. Mora, avait indiqué que son pays continuait de discuter avec les partenaires internationaux sur la possibilité d’envoyer une force multinationales composée principalement de policiers dont la mission ne serait pas « d’imposer la paix » et annoncé la poursuite des sanctions contre ceux qui sapent la paix et la stabilité en Haïti, lors d’une réunion du Conseil permanent, vendredi 10 février 2023.

« En réponse à une demande du Conseil des ministres haïtiens aux secrétaires généraux des Nations Unies et de l’OEA, les États-Unis continuent de discuter avec les partenaires internationaux de la possibilité d’envoyer une force multinationale composée principalement de policiers. Nous continuons à développer avec nos partenaires le cadre de cette force multinationale, qui est destinée à assurer la sécurité et la stabilité. Elle n’est pas, comme certaines délégations l’ont suggéré, destinée à « imposer la paix » », avait précisé l’ambassadeur Francisco O. Mora.

 

 

 

 

Source: Le Nouveliste

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