Un plan spécial de sécurité pour la rentrée scolaire de début septembre 2022 en Haïti, annonce le Menfp

Le gouvernement de facto travaille sur un plan spécial de sécurité pour la rentrée scolaire, prévue pour le lundi 5 septembre 2022, indique le titulaire de facto du Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp), Nesmy Manigat, dans une note dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Une rencontre s’est déroulée, le vendredi 12 août 2022, à l’école nationale Argentine Bellegarde (avenue John Brown plus connue sous le nom de « Lalue »), avec plus d’une centaine de responsables d’écoles publiques et privées, dans l’objectif de mieux saisir l’impact de la violence armée sur la reprise des activités scolaires au centre-ville de Port-au-Prince, fait savoir le Menfp.

Des bandes armées ont investi les locaux de plusieurs écoles. Elles utilisent d’autres locaux comme sites de passage, relèvent les responsables de l’éducation.

La rencontre visait à « évaluer ensemble les stratégies à développer, suivant une approche différenciée, afin que ces écoles soient à même d’accueillir les enfants dès le 5 septembre prochain (2022), le premier jour de la rentrée scolaire ».

La situation d’insécurité contrariant le fonctionnement des écoles « s’est dégradée de manière accélérée, au cours des deux à trois derniers mois, avec l’intensification des affrontements entre les groupes armés, renforçant leur présence sur des lignes de territoires-frontières intégrant le plus souvent des sites scolaires », lit-on dans la note.

Le Menfp entend accompagner, de manière ciblée, les écoles en difficulté, notamment celles qui sont contraintes d’abandonner le centre-ville de Port-au-Prince.

L’accompagnement cible certaines écoles, qui « ne pourront pas rouvrir leurs portes, étant donné que les locaux sont occupés par les groupes armés ou bien elles se trouvent être constamment sous les feux croisés de ces groupes, si bien que des douilles sont facilement récupérées sur leurs sites ».

Il concerne aussi d’autres écoles, qui entendent rester au centre-ville de Port-au-Prince, en dépit de cette situation de violence entretenue par les gangs armés.

Ces accompagnements ciblés peuvent être déclinés, entre autres, à travers des interventions pour renforcer la sécurité des sites (clôtures et/ou toitures à consolider…), assister les parents (remise de bons), distribuer des kits scolaires, des uniformes et renforcer le programme des cantines scolaires, poursuit le Menfp.

Parallèlement, « les autres instances d’État concernées continueront à s’activer pour avoir le contrôle de la situation, en garantissant la paix des rues, en protégeant les vies et les biens, en garantissant le droit des enfants d’aller à l’école en toutes circonstances »

Le Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle envisage d’autres perspectives d’interventions, lors d’une prochaine réunion de travail avec les responsables des établissements scolaires, en difficulté au centre-ville de Port-au-Prince.

Dans une note publiée la semaine écoulée, l’Organisation des citoyennes et citoyens pour une nouvelle Haïti (Ocnh) exprime ses inquiétudes face à la reprise des activités scolaires, prévues pour le lundi 5 septembre 2022, dans cette conjoncture marquée par la criminalité et la cherté de la vie.

L’Ocnh évoque la multiplication de sanglants affrontements, entre les groupes armés, dans les quartiers populaires de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

, entre les 8 et 17 juillet 2022, lors d’affrontements armés, qui ont éclaté entre des gangs rivaux, selon les Nations unies.

Environ 3 mille personnes, dont des centaines d’enfants non accompagnés, ont été contraintes de fuir leurs domiciles, à cause de ces violences meurtrières.

Au moins 140 maisons ont été également détruites ou incendiées dans les violences des gangs armés à Cité Soleil (municipalité au nord de Port-au-Prince).

 

 

 

 

Source: APR

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