Frantz Elbé tente d’avoir le contrôle de la PNH en faisant des changements à des postes clés

Fraichement installé comme directeur général de la Police nationale, Frantz Elbé, opère des changements importants au sein du haut état-major de l’institution policière. Cependant, les groupes armés continuent de semer la terreur dans la capitale. La police a toutes les difficultés du monde pour reprendre le contrôle de la zone de Varreux où est stocké plus de 70% des produits pétroliers du pays…

 

L’inspecteur général Fritz Saint Fort a été installé comme nouvel inspecteur général en chef de la Police nationale d’Haïti. Il remplace à ce poste Frantz Jean-François. L’inspecteur général Joany Canéus a été installé le lundi 25 octobre, comme le nouveau directeur central de la police administrative (DCPA), à la place de l’inspecteur général Monès Auguste.

L’inspecteur général, Jean Gardy Muscadin est le nouveau chef de cabinet du nouveau directeur général a.i de la PNH, Frantz Elbé. Il remplace à ce poste l’inspecteur général Paul Thomas qui a assuré cette fonction pendant l’administration de l’ancien DG, Léon Charles.

Frantz Elbé a procédé à ces changements cinq jours après sa nomination et son installation à la tête de la PNH.

Parallèlement, les groupes armés continuent de faire la pluie et le beau temps dans l’aire métropolitaine.  Les gangs armés qui contrôlent la zone où se trouve le plus important terminal pétrolier du pays, Varreux à Cité Soleil, n’ont toujours pas libéré les voies d’accès. Les  stations d’essence restent fermées. Une situation qui a déjà de graves impacts sur tous les secteurs d’activité du pays.

Depuis dimanche dernier, les groupes armés tirent et bloquent les axes routiers qui conduisent au terminal de Varreux. « Combattre le banditisme, le trafic illicite d’armes à feu, démanteler les gangs, seront nos principales priorités », avait annoncé le nouveau chef de la PNH, 51 ans, dans son tout premier discours le vendredi 21 octobre dernier lors de son installation par le Premier ministre Ariel Henry.

« Nous allons renforcer les dispositifs de sécurité à travers tout le pays, spécialement dans la zone métropolitaine en vue de prévenir les cas de kidnapping, empêcher les malfrats de commettre leurs forfaits, permettre à la population de vaquer paisiblement à ses occupations », avait promis Frantz Elbé.

Ce mardi 26 octobre, le pays est à sa deuxième journée d’arrêt total des activités à l’appel de plusieurs associations syndicales pour protester contre la pénurie de carburant et le kidnapping. Encore une fois, les écoles, les banques commerciales, les supermarchés et des bureaux de l’administration publique n’ont pas fonctionné.

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