des ONG de droits humains contre le choix d’un juge inexpérimenté pour enquêter sur l’assassinat de Jovenel Moïse

Les organisations de droits humains, dont le RNDDH et le CARDH, dénoncent l’attitude du doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Bernard St Vil, pour avoir désigné un « juge inexpérimenté » pour enquêter sur l’assassinat du président Jovenel Moïse.

 

Le directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains RNDDH, Pierre Espérance, n’en revient pas que le doyen Bernard St Vil ait jeté son dévolu sur le juge Garry Aurélien, qui vient d’être nommé dans le système, pour instruire le dossier si important de l’assassinat du chef de l’état.

 

De plus, le militant des droits humains questionne la façon dont le juge Aurélien est devenu magistrat instructeur alors que le CSPJ (Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire) l’avait recommandé comme juge de siège.

 

Il en a profité pour exiger la démission du ministre de la justice, Me Rockfeller Vincent arguant qu’il a pour bras droit Joseph Félix Badio, l’un des principaux suspects de l’assassinat de Jovenel Moïse.

 

Pour sa part, le directeur exécutif du Centre d’Analyse et de Recherche en Droits Humains CARDH, Me Gédéon Jean, assimile à une plaisanterie la désignation du juge Aurélien pour instruire le dossier de l’assassinat du président Jovenel Moïse.

 

Cela fait moins d’un an qu’il a été nommé et il n’a même pas encore de bureau, fait remarquer Gédéon Jean. Il faut qu’une décision importante soit adoptée pour que le dossier puisse aller vers un vrai procès, affirme l’homme de loi.

 

Me Gédéon Jean fait toutefois remarquer que la justice est en lambeaux, soulignant que, durant les 10 dernières années, on n’a pas assisté à un seul procès concernant un dossier important.

 

Il assimile à une forme d’interférences, la demande du ministre de la justice, Me Rockfeller Vincent, intimant au directeur général a.i de la Police Nationale d’Haïti, Léon Charles, de mobiliser tous les moyens pour exécuter les mandats d’amener émis à l’encontre de citoyens soupçonnés d’avoir participé à la planification et/ou à la mise en œuvre du projet ayant abouti à l’assassinat du président Moïse le 7 juillet dernier.

 

Rockfeller Vincent aurait dû démissionner car il est un proche ami de l’un des principaux suspects, à savoir Joseph Félix Badio, affirme le numéro un du CARDH.

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