Haïti/Choléra: Les autorités sanitaires se mobilisent

Des brigades mobiles sont déployées dans les localités affectées par la recrudescence du choléra dans la commune de Carrefour, a annoncé mercredi le docteur Gabriel Timothée, directeur général du ministère de la Santé publique et de la population (MSPP).

Il s’agit d’une nouvelle stratégie adoptée par les autorités sanitaires en vue d’une meilleure réponse à l’épidémie de choléra qui refait surface dans ces zones montagneuses difficilement accessibles, souligne le docteur Timothée.

Le spécialiste de la Santé a aussi précisé que la structure de pilotage mise en place à la suite de la découverte de la maladie n’a pas changé.

Par ailleurs, les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de toujours  observer les mesures d’hygiène.

L’une des responsables au MSPP, le Dr. Jocelyne Pierre-Louis, note que la population a tendance à agir autrement lorsque le choléra est en baisse.

La fonctionnaire du MSPP rappelle que le numéro d’urgence *300 est fonctionnel depuis hier mardi.

Dans l’intervalle, l’OPS/OMS a renouvelé son soutien au ministère de la Santé publique dans le cadre de la réponse à l’épidémie de choléra.

Cette agence onusienne promet de continuer à supporter le gouvernement haïtien, notamment dans le renforcement des Centres de traitement choléra (CTC) et de la campagne de sensibilisation.

La recrudescence de l’épidémie de choléra a déjà fait plusieurs victimes dans la commune de Carrefour, notamment.

La  consommation d’eau contaminée est l’un des facteurs à l’origine du regain de cette maladie, selon le député de Carrefour Elie Blaise. Les gens font leurs besoins à même le sol, à proximité des  sources de captage d’eau, soutient le parlementaire.

Les pluies abondantes des derniers jours ont donc facilité l’écoulement des matières fécales dans les sources, estime Elie Blaise.

Une pensée sur “Haïti/Choléra: Les autorités sanitaires se mobilisent

  • 4 juin 2011 à 5:58 PM
    Permalink

    Alors, on meurt en silence. On ne nous tue pas par balle, mais on nous tue par choléra. C’est toujours l’insécurité. Qui pis est, on va mourir pendant longtemps encore. Hélas!

    Imaginez qu’une institution aurait commis une telle erreur aux USA ou au CANADA. Rappelez-vous l’affaire de BP aux USA.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *