Haïti-Équateur : Des immigrés haïtiens en quête de réconfort spirituel à Quito… Suspicion et perplexité dans la communauté d’accueil

C’est un édifice, où résident des locataires dans des « appartements » et qui abrite un cybercafé au premier étage, aux yeux des habitantes et habitants équatoriens de ce quartier populaire situé à la périphérie de Quito [à l’intersection des avenues Bellavista et Real Audiencia].

Mais, pour des immigrés haïtiens, il y en a plus.

Ce n’est pas qu’un simple édifice, où habite un de leurs compatriotes, il s’agit d’un lieu de culte, d’un point de repère et d’un refuge dans la capitale équatorienne, observe l’agence en ligne AlterPresse.

Maison privée ou temple religieux ?

Quand des visiteuses et visiteurs frappent à la petite porte d’entrée de l’appartement, un Haïtien, impeccablement vêtu, cravate au cou, mais pieds nus en signe de profonde dévotion pour l’espace sacré, ouvre la porte et souhaite gentiment la bienvenue aux nouveaux arrivés.

Soudain, les visiteuses et visiteurs se retrouvent au cœur d’un temple protestant, où des dizaines de familles d’immigrés haïtiens s’entassent, en quête d’espoir, de réconfort spirituel et d’une communauté de référence.

Cette église improvisée ouvre sa petite porte les samedi et dimanche.

Hommes, femmes et enfants, tirés à quatre épingles, toutes et tous des Haïtiennes et Haïtiens, habitant au cœur de Quito, répondent religieusement, de très tôt, au rendez-vous spirituel.

Rendez-vous, important pour les fidèles de cette église protestante qui se donne pour mission de « chercher des âmes pour le Christ ».

Le pasteur Luders Auguste est littéralement le chef d’orchestre de l’église, avec son « Chant d’espérance » en mains.

Il chante, accompagné au piano par un jeune Haïtien, donne le ton, prêche, prie à haute voix.

Pasteur Auguste critique, sans pitié, ses compatriotes, qui ont abandonné son église pour aller grossir les files d’autres religions, en échange d’emplois, de promesses de régularisation de leur situation migratoire, voire de résidence pour le Canada.

« Notre Dieu n’est pas à vendre », crie-t-il, à l’instar d’un prophète.

Entre-temps, certains fidèles approuvent lire la suite sur alterpresse.org

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