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Haïti-Justice: Affaire Jovenel Moïse, les noms des figures de proue cités dans l’assassinat du président

Les témoins ont continué de défiler et de témoigner devant les juges du Tribunal fédéral de Miami, dans le cadre du procès relatif à l’assassinat de l’ex-président haïtien, Jovenel Moïse, rappelons-le, brutalement assassiné dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, dans sa résidence privée à Pélerin 5, une localité de la commune de Pétion-Ville. Mais parmi les témoins, Martine Moïse, l’ex-première dame, épouse du président défunt a cité des noms.

 

Dans la séance de ce procès criminel tenue, en date du mercredi 29 avril courant, Martine Moïse a cité les noms de : Réginald Boulos, Dimitri Vorbe, les ex-présidents Michel Joseph Martelly et Jean Bertrand Aristide qu’elle indexe dans l’assassinat de son époux président.

 

Selon Martine Moïse, chacune de ces personnes dont elle cite le nom, devrait être interrogée par la justice dans le cadre du meurtre de son mari.

 

Pour Réginald Boulos, elle a avancé le fait que ce dernier, membre influent du secteur privé des affaires en Haïti a eu avec le président des divergences très acides relatives à des contrats juteux entre l’État haïtien et l’une de ses entreprises, au point même que M. Boulos avait déclaré à son mari, a-t-elle dit, que « sa vengeance sera très froide ».

 

En ce qui concerne Dimitri Vorbe, l’ex-première dame a évoqué les irritations qui existaient entre le président Jovenel Moïse et le propriétaire (Dimitri Vorbe) figure centrale de la société de production privée d’électricité SOGENER, qui a eu un contrat financier juteux avec l’État haïtien, mais pourtant non satisfaisant en termes de service à la population haïtienne.

 

Quant à Michel Joseph Martelly, l’ancien président haïtien qui avait choisi et présenté Jovenel Moïse à la population comme son successeur, elle a informé que presque tous les agents qui constituaient la sécurité du chanteur de Sweet Micky, avaient été également ceux du président Jovenel Moïse. Alors que, a-t-elle ajouté, le jour de l’assassinat de son mari dans sa chambre conjugale, aucun de ces agents préposés à la sécurité du président n’a même pas été blessé, voire tué lors de cette infraction.

 

En ce qui a rapport à l’ancien président Jean Bertrand Aristid, Martine Moïse a indiqué avoir été informée que le nom de ce dernier a été cité dans une réunion de la planification de l’assassinat de son mari président.

 

Le peuple haïtien mérite de connaître la vérité dans le cadre de cet assassinat historique dont le procès, semblerait-il, s’achemine à sa fin avec des condamnés certes, mais sans qu’on sache enfin les vrais responsables de ce crime odieux. Joseph Félix Badio dont le nom est cité dans l’implication de cet assassinat et que son procès est en cours à Port-au-Prince, risquerait d’être extradé aux États-Unis pour les suites judiciaires utiles. Donc.