Droits Humains : RNDDH fait le bilan de l’insurrection en Haïti

Dans son rapport, le réseau haïtien de défense des droits humains a fait savoir que cette situation, caractérisée par la paralysie totale des activités socio-économiques, la léthargie des institutions étatiques et la tenue de plusieurs manifestations anti-gouvernementales  est la résultante des politiques publiques mises en œuvre par les autorités actuelles.

 

Le RNDDH souligne que depuis l’avènement au pouvoir des autorités actuelles, elles bafouent les acquis démocratiques du peuple haïtien et violent systématiquement ses droits. Elles n’ont jamais pris au sérieux les différents mouvements de protestation réalisés dans le pays depuis juillet 2018 par une population en proie à tous les maux et qui réclame la jouissance de ses droits civils, économiques, politiques et sociaux.

 

Le RNDDH dit condamner les tirs à hauteur d’homme, les brutalités policières, l’utilisation abusive du gaz lacrymogène par les agents du Corps d’Intervention et de Maintien d’Ordre (CIMO) et de l’Unité Départementale de Maintien de l’Ordre (UDMO), notamment les 27 et 30 septembre 2019 et tous autres actes de répression enregistrés au cours de ces derniers jours.

 

Pour la période allant du 16 au 30 septembre 2019 le RNDDH a relevé la mort au moins de 17 personnes  dont 15 par balles, une par asphyxie et une autre par accident, une écolière qui se trouvait dans les parages d’une barricade érigée par des protestataires à Portail Guêpe à Saint-Marc heurtée par un véhicule.

 

L’institution de droits humains continue et avance que parmi les victimes tuées par balles, 9 ont été recensées dans le département du nord dont six 6 d’entre elles au Cap-Haïtien. Les trois (3) autres victimes ont été recensées à Limbé.

 

Pour les blessés, le réseau national de défense des droits humains dit recenser au moins 189 autres personnes  blessées dont 117 par balle et 72 par armes blanches, par des pierres et par des bouteilles.

 

Parmi ces victimes, 46 ont été recensées dans le Nord, dont 21 blessées le 27 septembre 2019. Elles se trouvaient à Rondpoint Samari et se préparaient à prendre part à une manifestation antigouvernementale lorsque, tôt dans la matinée de ce jour, elles ont étgé attaquées par l’armée pro-gouvernementale « Ajivit ».

 

Ainsi, le RNDDH recommande aussi à la Direction Générale de la Police Nationale d’Haïti de prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’éviter que des civils armés ne prennent part aux opérations policières. De plus, tous les agents de la PNH affectés à la sécurisation des manifestations doivent être facilement identifiables et clairement identifiés conformément aux principes universels d’intervention policière.

 

 

Le RNDDH estime qu’il est temps pour le président de la République d’analyser soigneusement la situation actuelle du pays qui se détériore chaque jour, en vue de prendre la décision patriotique qui s’impose ce, pour prévenir les violations systématiques des droits humains particulièrement, des droits à la vie et à l’intégrité physique.

 

Source: HPN

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