{"id":70472,"date":"2016-04-11T17:28:18","date_gmt":"2016-04-11T21:28:18","guid":{"rendered":"http:\/\/radiotelevision2000.com\/home\/?p=70472"},"modified":"2016-04-11T17:28:18","modified_gmt":"2016-04-11T21:28:18","slug":"haiti-economie-perspectives-mitigees-de-la-brh","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/radiotelevision2000.com\/home\/?p=70472","title":{"rendered":"Ha\u00efti &#8211; \u00c9conomie : Perspectives mitig\u00e9es de la BRH"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><em>Source\u00a0HL\/ Ha\u00eftiLibre<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">La Note sur la Politique Mon\u00e9taire analyse les d\u00e9veloppements r\u00e9cents observ\u00e9s dans l\u2019\u00e9conomie ha\u00eftienne en mettant l\u2019accent sur l\u2019une des principales composantes de la politique \u00e9conomique : la politique mon\u00e9taire. Elle pr\u00e9sente le cadre de la politique mon\u00e9taire, qui permet de faire le lien entre les diff\u00e9rents secteurs de l\u2019\u00e9conomie et la sph\u00e8re mon\u00e9taire. Son objectif est de renseigner le public sur l\u2019orientation de la politique mon\u00e9taire, de rendre compte des derni\u00e8res d\u00e9cisions prises par les autorit\u00e9s et de d\u00e9gager les perspectives \u00e0 court terme pour l\u2019\u00e9conomie nationale.<\/p>\n<p><b>VUE D\u2019ENSEMBLE<\/b><br \/>\nAu cours du deuxi\u00e8me trimestre 2016, la Banque de la R\u00e9publique d&rsquo;Ha\u00efti (BRH) a gard\u00e9 inchang\u00e9 l\u2019orientation de la politique mon\u00e9taire dans un contexte marqu\u00e9 par la d\u00e9pr\u00e9ciation continue de la gourde par rapport au dollar \u00c9U et l&rsquo;accentuation des pressions inflationnistes dans l\u2019\u00e9conomie. Cette d\u00e9cision a \u00e9t\u00e9 prise dans un environnement international caract\u00e9ris\u00e9 par l\u2019\u00e9volution mitig\u00e9e de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique mondiale, la progression contenue de l\u2019inflation chez nos principaux partenaires commerciaux et la baisse continue des prix des produits de base sur le march\u00e9 international.<\/p>\n<p>Sur le plan interne, les estimations des principaux indicateurs de conjoncture pour le trimestre sous \u00e9tude, ont montr\u00e9 une relative contraction de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique en particulier dans l\u2019industrie et le commerce. Cette \u00e9volution refl\u00e8te la r\u00e9duction de l\u2019offre alimentaire, d\u00e9coulant de la s\u00e9cheresse qui a affect\u00e9 les principales r\u00e9gions de production agricole du pays, et la diminution des importations de biens. Les prix ont poursuivi leur tendance \u00e0 la hausse tant en glissement annuel qu\u2019en variation mensuelle. La conjoncture socio-politique a eu des effets importants sur les finances publiques, notamment \u00e0 travers le ralentissement du rythme d\u2019ex\u00e9cution des d\u00e9penses publiques d\u00fb \u00e0 des mesures administratives. La croissance mod\u00e9r\u00e9e des d\u00e9penses, jointe \u00e0 l\u2019augmentation des recettes, a favoris\u00e9 une am\u00e9lioration du solde courant et une r\u00e9duction du financement mon\u00e9taire.<\/p>\n<p>Suite aux pressions sur la demande de devises li\u00e9es, en partie, aux anticipations n\u00e9gatives des agents, la d\u00e9pr\u00e9ciation de la gourde par rapport au dollar s\u2019est poursuivie au cours du trimestre sous revue. Face \u00e0 cette situation, la BRH a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 des interventions sur le march\u00e9 des changes, lesquelles ont entrain\u00e9 une l\u00e9g\u00e8re baisse des r\u00e9serves nettes de change du 31 d\u00e9cembre 2015 au 30 mars 2016.<\/p>\n<p>L\u2019analyse de la situation mon\u00e9taire \u00e0 partir des donn\u00e9es pr\u00e9liminaires du mois de mars 2016 permet d&rsquo;observer un repli de la base mon\u00e9taire au sens du programme (FEC Note 1) et une faible progression de la base au sens large par rapport au trimestre pr\u00e9c\u00e9dent. Cette \u00e9volution contenue de la monnaie centrale est associ\u00e9e au ralentissement du rythme de progression de la liquidit\u00e9 exc\u00e9dentaire du syst\u00e8me bancaire ainsi qu\u2019\u00e0 la situation des finances publiques. De m\u00eame, en d\u00e9pit de la conjoncture macro\u00e9conomique, le syst\u00e8me financier demeure solide, performant et solvable en consid\u00e9rant les indicateurs d\u2019octobre 2015 \u00e0 janvier 2016.<\/p>\n<p><i>Note 1 : Facilit\u00e9 Elargie de Cr\u00e9dit<\/i><\/p>\n<p><b>L\u2019ENVIRONNEMENT \u00c9CONOMIQUE SOUS-JACENT \u00c0 LA POLITIQUE MON\u00c9TAIRE<\/b><br \/>\nL\u2019environnement \u00e9conomique, sous-jacent \u00e0 la mise en \u0153uvre de la politique mon\u00e9taire au cours du deuxi\u00e8me trimestre 2016, a \u00e9t\u00e9 conduite dans un contexte marqu\u00e9, au niveau international, par un ralentissement de la croissance et l\u2019\u00e9volution contenue de l\u2019inflation chez nos principaux partenaires ainsi que le maintien de la tendance \u00e0 la baisse des prix des produits de base sur les deux premiers mois du trimestre sous revue. Au niveau domestique, la contraction de l\u2019offre locale et la d\u00e9pr\u00e9ciation continue de la gourde ont favoris\u00e9 la poursuite des pressions inflationnistes dans l\u2019\u00e9conomie ha\u00eftienne.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une contraction \u00e9conomique observ\u00e9e aux \u00c9tats-Unis (0,7 %) sur la p\u00e9riode d\u2019octobre \u00e0 d\u00e9cembre 2015, les statistiques r\u00e9centes font \u00e9tat d\u2019un ralentissement des activit\u00e9s \u00e9conomiques pour le deuxi\u00e8me trimestre 2016. Pour l\u2019industrie et le secteur des services, l&rsquo;indice PMI composite, calcul\u00e9 par le cabinet Markit, s&rsquo;est \u00e9tabli \u00e0 53,2 en janvier apr\u00e8s avoir atteint 54,0 en d\u00e9cembre 2015 (Note 2). Dans un contexte d\u2019am\u00e9lioration de la situation du march\u00e9 du travail (taux de ch\u00f4mage \u00e0 5 % en d\u00e9cembre 2015 contre une moyenne de 4,9 % entre janvier et mars 2016) et de faible niveau d\u2019inflation (-0,2 % en rythme mensuel et 1,02 % en glissement annuel en f\u00e9vrier 2016), les autorit\u00e9s mon\u00e9taires am\u00e9ricaines ont d\u00e9cid\u00e9 de maintenir le taux directeur \u00e0 un niveau proche de z\u00e9ro.<\/p>\n<p>Au niveau de la Zone Euro, les projections de l\u2019Insee tablent sur une croissance du PIB de 0,4 % au deuxi\u00e8me trimestre 2016 apr\u00e8s une croissance de 0,3 % au trimestre pr\u00e9c\u00e9dent. Cette croissance devrait \u00eatre tir\u00e9e par la demande int\u00e9rieure notamment par la consommation des m\u00e9nages et l\u2019\u00e9volution positive des \u00e9changes ext\u00e9rieurs, en raison d\u2019une baisse plus importante des importations. Parall\u00e8lement, le taux d&rsquo;inflation annuel pour le mois de f\u00e9vrier s\u2019est \u00e9tabli \u00e0 &#8211; 0,2 % contre 0,3 % en janvier 2016. Le taux de ch\u00f4mage a atteint 10,3 % en janvier, en baisse de 0,1 point de pourcentage par rapport au mois ant\u00e9rieur. Ainsi, pour tenter de relancer l&rsquo;inflation et maintenir sa cr\u00e9dibilit\u00e9, la Banque Centrale Europ\u00e9enne a revu \u00e0 la baisse son taux directeur \u00e0 0 % contre 0,05 % depuis septembre 2014.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, la bonne performance de l&rsquo;activit\u00e9 \u00e9conomique en R\u00e9publique Dominicaine enregistr\u00e9e au premier trimestre 2016 devrait se poursuivre au deuxi\u00e8me trimestre compte tenu de la solidit\u00e9 des fondamentaux macro\u00e9conomiques. Selon les autorit\u00e9s, une augmentation de 12 % du cr\u00e9dit priv\u00e9 en monnaie locale a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e. Le d\u00e9ficit du compte courant et celui du Tr\u00e9sor public demeurent faibles, consid\u00e9rant leur poids en pourcentage du PIB en 2016, soit 2 % et 2,3 % respectivement. La d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration de l\u2019inflation mensuelle entam\u00e9e au d\u00e9but de l\u2019exercice fiscal en cours s\u2019est poursuivie en janvier et f\u00e9vrier 2016. \u00c9tablie \u00e0 0,09 % en d\u00e9cembre 2015, l\u2019inflation est pass\u00e9e \u00e0 -0,01 % en janvier et -0,56 % en f\u00e9vrier 2016. En glissement annuel, l\u2019inflation a atteint 2,53 % et 1,74 % respectivement sur les deux premiers mois du deuxi\u00e8me trimestre.<\/p>\n<p><i>Note 2 : L&rsquo;indice PMI (Purchasing Manager&rsquo;s Index) est fond\u00e9 sur une enqu\u00eate mensuelle r\u00e9alis\u00e9e aupr\u00e8s des directeurs d&rsquo;achat de l&rsquo;industrie am\u00e9ricaine. Il est compos\u00e9 de cinq grands indicateurs: nouvelles commandes, niveau des stocks, production, livraison des fournisseurs et situation de l&#8217;emploi. C&rsquo;est l&rsquo;indice le plus suivi pour la pr\u00e9vision de la croissance du PIB r\u00e9el \u00e0 court terme des \u00c9tats-Unis, de la Zone Euro, de la Chine, du Japon, du Royaume-Uni et de l&rsquo;\u00e9conomie mondiale.<\/i><\/p>\n<p>Sur le march\u00e9 international, les prix des produits alimentaires ont gard\u00e9 leur tendance \u00e0 la baisse observ\u00e9e depuis le d\u00e9but de l\u2019exercice fiscal 2015-2016, en t\u00e9moigne l\u2019\u00e9volution de l\u2019indice FAO (Note 3). En f\u00e9vrier 2016, cet indice est pratiquement rest\u00e9 inchang\u00e9 par rapport \u00e0 janvier (150,2 contre 150 en janvier), tandis qu\u2019en glissement annuel, il s\u2019est repli\u00e9 de 17 %. Parall\u00e8lement, au deuxi\u00e8me trimestre 2016, les cours du p\u00e9trole ont \u00e9volu\u00e9 nettement \u00e0 la baisse. En effet, apr\u00e8s avoir atteint 37,72 dollars en d\u00e9cembre 2015, le prix du baril du Brent est pass\u00e9 \u00e0 30,80 dollars en janvier, \u00e0 33,20 dollars en f\u00e9vrier 2016 (Note 4). De 37,24 dollars en d\u00e9cembre 2015, le prix du baril du \u00ab West Texas Intermediate \u00bb (WTI) est pass\u00e9 \u00e0 31,70 et 30,35 respectivement en janvier et en f\u00e9vrier 2016 (Note 5).<\/p>\n<p><i>Note 3 : Les indices FAO des prix des produits alimentaires font appara\u00eetre les variations des cours internationaux des principaux produits alimentaires d&rsquo;un mois \u00e0 l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>Note 4 : Le Brent caract\u00e9rise aujourd&rsquo;hui un p\u00e9trole assez l\u00e9ger, issu d&rsquo;un m\u00e9lange de la production de 19 champs de p\u00e9trole situ\u00e9s en mer du Nord. C\u2019est un p\u00e9trole brut de r\u00e9f\u00e9rence au niveau mondial. Son prix d\u00e9termine celui de 60 % des p\u00e9troles extraits dans le monde.<\/p>\n<p>Note 5 : Le \u00ab West Texas Intermediate \u00bb (WTI) d\u00e9signe le baril de p\u00e9trole dont le prix est une r\u00e9f\u00e9rence. Il est produit dans l&rsquo;ouest du Texas et son cours est repr\u00e9sentatif du prix des approvisionnements am\u00e9ricains.<\/p>\n<p>Au niveau national, l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique s\u2019est contract\u00e9e en raison, d\u2019une part, du repli de la production industrielle et des \u00e9changes commerciaux et d\u2019autre part, de la baisse de la production agricole dans le pays. En effet, comme l&rsquo;indiquent les estimations des principaux indicateurs de conjoncture pour le deuxi\u00e8me trimestre 2016, la production industrielle et l\u2019Activit\u00e9 Commerciale devraient enregistrer une baisse en variation trimestrielle respectivement de 2 % et 5,1 %. Cependant, les Activit\u00e9s de Construction devraient enregistrer une croissance de 4,9 % (Note 6).<\/p>\n<p>Selon la CNSA (Note 7), la p\u00e9riode allant d\u2019octobre \u00e0 d\u00e9cembre 2015, qui marque la saison des r\u00e9coltes des cultures d\u2019automne, a \u00e9t\u00e9 affect\u00e9e par le d\u00e9marrage tardif de la saison pluvieuse et des p\u00e9riodes s\u00e8ches enregistr\u00e9es en septembre 2015 comme en atteste la production d\u2019\u00e9nergie hydro-\u00e9lectrique au premier trimestre 2016. C\u2019est ce qui explique la diminution de l\u2019offre de produits agricoles locaux au deuxi\u00e8me trimestre de l\u2019exercice fiscal 2016. Cons\u00e9quemment, la r\u00e9colte du printemps dont l\u2019apport \u00e0 la production agricole annuelle est de plus de 50 %, a \u00e9t\u00e9 estim\u00e9e \u00e0 moins de 50 % de la moyenne historique.<\/p>\n<p>Ce repli de l\u2019offre de produits alimentaires locaux (Note 8) a contribu\u00e9 \u00e0 une accentuation des pressions inflationnistes tant en variation mensuelle qu&rsquo;en glissement annuel (Note 9). L\u2019indice des prix \u00e0 la consommation (IPC) a enregistr\u00e9 une augmentation, en glissement annuel, de 14,4 % en f\u00e9vrier 2016 contre une progression de 12,5 % en d\u00e9cembre 2015, poursuivant ainsi sa hausse entam\u00e9e depuis le mois de mai 2015. Cette \u00e9volution de l\u2019inflation globale s\u2019est refl\u00e9t\u00e9e notamment dans le comportement des prix des produits locaux. En effet, le taux de croissance de l\u2019IPC des produits locaux s\u2019est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 de 150 points de base par rapport \u00e0 d\u00e9cembre 2015 pour s\u2019\u00e9tablir autour de 15,5 % en f\u00e9vrier 2016.<\/p>\n<p>Tout comme l\u2019inflation globale, l\u2019IPC sous-jacent a \u00e9volu\u00e9 \u00e0 la hausse, enregistrant des taux de croissance annuels de 13,04 % et 13,84 % respectivement pour les deux premiers mois du trimestre sous \u00e9tude contre 12,41 % en d\u00e9cembre 2015. Par ailleurs, les donn\u00e9es ont montr\u00e9 que l\u2019inflation fondamentale a \u00e9volu\u00e9 en de\u00e7\u00e0 de l\u2019inflation globale, faisant ainsi ressortir le lien existant entre les tensions inflationnistes observ\u00e9es et le choc d\u2019offre caract\u00e9ris\u00e9 par la baisse de la production agricole. Toutefois, une partie des pressions inflationnistes trouve son explication dans l\u2019expansion (5,2 %) de la base mon\u00e9taire au sens large.<\/p>\n<p>Par ailleurs, la faible production induite par la s\u00e9cheresse dans les zones touch\u00e9es (p\u00e9ninsule du Sud, le Sud-est, le Nord- Ouest, le haut Artibonite, le Nord-Est, l\u2019Ouest et le Plateau Central) a aussi contribu\u00e9 \u00e0 une baisse de la demande de main- d\u2019\u0153uvre. Les p\u00e9riodes s\u00e8ches, en provoquant le fl\u00e9trissement des cultures et en r\u00e9duisant les r\u00e9coltes, ont contribu\u00e9 au ralentissement des activit\u00e9s agricoles et \u00e0 la baisse de la demande de main-d\u2019\u0153uvre. Cons\u00e9quemment, le revenu des m\u00e9nages pauvres en milieu rural a diminu\u00e9 puisque, plus de 30 % de leur rentr\u00e9e annuelle provient des travaux de main- d\u2019\u0153uvre agricole.<\/p>\n<p>Note 6 : Parmi ces indicateurs de conjoncture publi\u00e9s par l\u2019IHSI sur une base trimestrielle, il y a l\u2019indice de la production industrielle (IPI), l\u2019indice de l\u2019activit\u00e9 de construction (IAC) et l\u2019indice de l\u2019activit\u00e9 commerciale (IACm).<\/p>\n<p>Note 7 : Coordination Nationale de la S\u00e9curit\u00e9 Alimentaire (CNSA), Ha\u00efti perspectives de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire, octobre 2015 \u00e0 mars 2016.<\/p>\n<p>Note 8 : Les produits alimentaires locaux repr\u00e9sentent plus de 50 % du panier de l\u2019IPC des produits locaux<\/p>\n<p>Note 9 : Le poids de l\u2019IPC des produits locaux dans l\u2019IPC global est estim\u00e9 entre 2010 \u00e0 2016 \u00e0 pr\u00e8s de 80 %.<\/i><\/p>\n<p>Au niveau du secteur externe, la d\u00e9pr\u00e9ciation de la monnaie locale s\u2019est poursuivie et les estimations pour le deuxi\u00e8me trimestre 2016 ont montr\u00e9 un accroissement du d\u00e9ficit commercial. En effet, le d\u00e9ficit de la balance commerciale a cr\u00fb de 10,6 % par rapport au trimestre pr\u00e9c\u00e9dent, imputable \u00e0 une augmentation de 3,22 % des importations conjugu\u00e9e \u00e0 une r\u00e9duction des exportations. Parall\u00e8lement, les transferts priv\u00e9s re\u00e7us de l\u2019\u00e9tranger ont totalis\u00e9 684,5 millions de dollars sur les cinq premiers mois de l\u2019exercice 2016, soit une progression de 8,23 % en glissement annuel.<\/p>\n<p>En d\u00e9pit de l\u2019augmentation des transferts priv\u00e9s, une composante importante de l\u2019offre de devises dans l\u2019\u00e9conomie, la gourde a continu\u00e9 \u00e0 se d\u00e9pr\u00e9cier par rapport au dollar am\u00e9ricain sous l\u2019effet de l\u2019aggravation du d\u00e9ficit commercial et des anticipations n\u00e9gatives des agents \u00e9conomiques. Ainsi, au 30 mars 2016, le dollar s\u2019est \u00e9chang\u00e9 \u00e0 61,7435 gourdes ; ce qui traduit une d\u00e9pr\u00e9ciation de la monnaie de 8 % par rapport \u00e0 d\u00e9cembre 2015 et de 17,5 % par rapport \u00e0 septembre 2015.<\/p>\n<p>Le trimestre sous revue s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 dans un contexte marqu\u00e9 par un ralentissement du rythme d\u2019ex\u00e9cution des d\u00e9penses publiques et une am\u00e9lioration au niveau du recouvrement des recettes. En cons\u00e9quence, une baisse de plus de 28,45 % des d\u00e9penses publiques a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e au cours du deuxi\u00e8me trimestre de l\u2019exercice en cours. Au 30 mars 2016, les d\u00e9penses de l\u2019\u00c9tat ont totalis\u00e9 19,579,33 MG contre 23,107,54 MG un trimestre plus t\u00f4t. De leur c\u00f4t\u00e9, les recettes collect\u00e9es ont augment\u00e9 de 10,3 %, pour totaliser 18,11 milliards de gourdes au deuxi\u00e8me trimestre 2016 contre 16,4 milliards le trimestre pr\u00e9c\u00e9dent. La performance des recettes est imputable surtout aux recettes internes dont le taux de r\u00e9alisation a atteint 63 % par rapport aux pr\u00e9visions budg\u00e9taires au cours du premier semestre 2016.<\/p>\n<p>Les recettes cumul\u00e9es au cours de la p\u00e9riode octobre 2015-mars 2016 ont atteint 34,521,5 millions de gourdes (MG), soit un taux de perception de 44,7 % par rapport aux pr\u00e9visions budg\u00e9taires \u00e9tablies au d\u00e9but de l&rsquo;exercice 2015-16. Parall\u00e8lement, le total des d\u00e9penses r\u00e9alis\u00e9es par l\u2019Etat ha\u00eftien d\u2019un taux d\u2019ex\u00e9cution de 51,2 % des montants pr\u00e9vus pour l\u2019ann\u00e9e fiscale en cours. La progression des recettes et le ralentissement du rythme de progression des d\u00e9penses ont entra\u00een\u00e9 une diminution de plus de 9,45 % des cr\u00e9ances nettes de la BRH sur le Tr\u00e9sor Public \u00e0 28 988,1 millions de gourdes (contre une augmentation de 15 % le trimestre pr\u00e9c\u00e9dent) et une baisse du financement mon\u00e9taire, lequel s\u2019est \u00e9tabli \u00e0 2,728,7 MG au 30 mars 2016 contre 6,165,2 MG \u00e0 la fin du premier trimestre 2016.<\/p>\n<p><b>LES DECISIONS DE POLITIQUE MONETAIRE AU DEUXIEME TRIMESTRE 2016<\/b><br \/>\nDans l\u2019objectif de pr\u00e9server la valeur interne et externe de la gourde, la BRH a d\u00e9cid\u00e9 de maintenir l\u2019orientation imprim\u00e9e \u00e0 la politique mon\u00e9taire depuis le premier trimestre de 2015. Ainsi, les taux d\u2019int\u00e9r\u00eat sur les bons BRH sont rest\u00e9s \u00e0 10 %, 12 % et 16 % sur les bons de 7 jours, 28 jours et 91 jours respectivement et le taux de mise en pension \u00e0 son niveau du premier trimestre 2016, soit 20 %. De m\u00eame, les coefficients de r\u00e9serves obligatoires sont aussi gard\u00e9s inchang\u00e9s, soit \u00e0 44 % sur les passifs libell\u00e9s en gourdes pour les banques commerciales et filiales non bancaires et \u00e0 32,5 % pour les banques d\u2019\u00e9pargne et de logement. Sur les passifs libell\u00e9s en devises \u00e9trang\u00e8res, ils ont \u00e9t\u00e9 maintenus \u00e0 48 % pour les banques commerciales et \u00e0 36,5 % pour les banques d\u2019\u00e9pargne et de logement.<\/p>\n<p>Certaines mesures ont \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9es dans le but de r\u00e9duire l\u2019incitation des banques \u00e0 la sp\u00e9culation \u00e0 partir des exc\u00e9dents de liquidit\u00e9. Ainsi, les p\u00e9nalit\u00e9s pour insuffisance de r\u00e9serves des banques commerciales sont pass\u00e9es de 18 % \u00e0 22 % l\u2019an et sont calcul\u00e9es sur une base quotidienne. Parall\u00e8lement, en vue d&rsquo;att\u00e9nuer les tensions sur le march\u00e9 des changes, la BRH y a inject\u00e9 pr\u00e8s de 20,2 millions de dollars pour la p\u00e9riode sous revue. Les interventions de la BHR sur le march\u00e9 des changes ont entrain\u00e9 une l\u00e9g\u00e8re baisse des r\u00e9serves nettes de change malgr\u00e9 la disponibilit\u00e9 des fonds en devises pour diff\u00e9rents programmes financ\u00e9s par la BID et la r\u00e9trocession des swaps en devises par les banques commerciales. Elles sont pass\u00e9es de 805,7 au premier trimestre \u00e0 789,63 millions dollars EU au 30 mars 2016 mais ce coussin de r\u00e9serves de change est encore confortable. Toutefois, les r\u00e9serves brutes ont augment\u00e9 d\u2019environ 1 % pour atteindre 1 733,4 millions de dollars, ce qui repr\u00e9sente environ 6 mois d\u2019importations.<\/p>\n<p>Par le biais des op\u00e9rations d\u2019\u00ab open-market \u00bb, la BRH a poursuivi sa politique de reprise de la liquidit\u00e9 en augmentant l\u2019encours des bons BRH. De 6 734 MG au 31 d\u00e9cembre 2015, ce dernier est pass\u00e9 \u00e0 8 428 MG au 30 mars 2016.<\/p>\n<p>En vue de rendre la gourde plus attractive, les autorit\u00e9s mon\u00e9taires ont d\u00e9cid\u00e9, d\u2019une part, de garder inchang\u00e9e la mesure concernant l\u2019exon\u00e9ration des r\u00e9serves obligatoires des d\u00e9p\u00f4ts \u00e0 terme en gourdes portant un taux d\u2019int\u00e9r\u00eat de base sup\u00e9rieur ou \u00e9gal \u00e0 4 %, major\u00e9 par la variation du TMA, et d\u2019autre part, de poursuivre la vente des Obligations BRH au taux d\u2019int\u00e9r\u00eat de 7 % l\u2019an fixe plus la variation du TMA (Note 10).<\/p>\n<p>Par ailleurs, la BRH s\u2019est \u00e9vertu\u00e9e \u00e9galement \u00e0 faciliter l\u2019acc\u00e8s au cr\u00e9dit \u00e0 des secteurs porteurs de croissance et \u00e0 ceux tourn\u00e9s vers l\u2019exportation.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9volution des agr\u00e9gats mon\u00e9taires refl\u00e8te les d\u00e9cisions prises par les autorit\u00e9s mon\u00e9taires ainsi que la situation des finances publiques. En effet, le ralentissement du taux de progression de la liquidit\u00e9 exc\u00e9dentaire du syst\u00e8me bancaire et la d\u00e9c\u00e9l\u00e9ration du rythme d\u2019ex\u00e9cution des d\u00e9penses publiques ont permis de contenir l&rsquo;\u00e9volution de la monnaie centrale. Les informations pr\u00e9liminaires du mois de mars (Note 11) ont indiqu\u00e9 un l\u00e9ger recul de 0,7 % de la base mon\u00e9taire selon la d\u00e9finition de la FEC et une hausse de 5,2 % de la base au sens large par rapport \u00e0 d\u00e9cembre 2015.<\/p>\n<p>Le comportement de la base au sens du programme (Facilit\u00e9 \u00c9largie de Cr\u00e9dit-FEC) traduit une baisse du stock de monnaie en circulation dans l\u2019\u00e9conomie au deuxi\u00e8me trimestre, apr\u00e8s le pic saisonnier de d\u00e9cembre (Note 12). La monnaie en circulation s\u2019est, en effet, repli\u00e9e de 5,3 % dans un contexte de diminution des recours du gouvernement au financement mon\u00e9taire. Quant \u00e0 l\u2019\u00e9volution positive de la base au sens large, elle refl\u00e8te essentiellement l\u2019impact de la d\u00e9pr\u00e9ciation de la gourde sur les r\u00e9serves bancaires constitu\u00e9es en monnaie \u00e9trang\u00e8re, lesquelles se sont accrues de 12,1 %. Hors effet- change, les d\u00e9p\u00f4ts en dollars des banques commerciales \u00e0 la BRH n\u2019ont cr\u00fb que de 2,9 %.<\/p>\n<p><i>Note 10 : Ces mesures sont destin\u00e9es \u00e0 dissuader les agents qui, pour se pr\u00e9munir contre la d\u00e9pr\u00e9ciation de la gourde, seraient pr\u00eats \u00e0 proc\u00e9der \u00e0 une r\u00e9allocation leur portefeuille d&rsquo;actifs en faveur du dollar \u00c9U par rapport \u00e0 la gourde.<\/p>\n<p>Note 11 : Donn\u00e9es disponibles au 30 mars 2016.<\/p>\n<p>Note 12 : La base mon\u00e9taire selon la d\u00e9finition de la FEC inclut la monnaie en circulation et les d\u00e9p\u00f4ts en gourdes des banques commerciales \u00e0 la BRH. Au sens large, elle tient \u00e9galement compte des d\u00e9p\u00f4ts en dollars des banques commerciales \u00e0 la BRH et de l\u2019encours des bons BRH.<\/i><\/p>\n<p>Au niveau de la masse mon\u00e9taire, les donn\u00e9es provisoires remontant au mois de f\u00e9vrier 2016, ont indiqu\u00e9 une tendance \u00e0 la hausse continue des diff\u00e9rents agr\u00e9gats \u00e0 l\u2019exception de M1, lequel a \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9 par la baisse de la circulation fiduciaire li\u00e9e, entre autres, \u00e0 la diminution des d\u00e9penses publiques. Ainsi, la masse mon\u00e9taire M3 a progress\u00e9 de 2,8 % entre d\u00e9cembre 2015 et f\u00e9vrier 2016, pour atteindre 222,5 milliards de gourdes. L\u2019\u00e9volution de la masse mon\u00e9taire au sens large traduit non seulement la poursuite des effets de la hausse du taux de change sur les d\u00e9p\u00f4ts en dollars (+5,2 %), mais \u00e9galement une remont\u00e9e des d\u00e9p\u00f4ts en gourdes, due \u00e0 une meilleure attractivit\u00e9 des d\u00e9p\u00f4ts \u00e0 terme en monnaie locale. Ces derniers ont, en effet, augment\u00e9 de 8,6 % contre une r\u00e9gression de 12,7 % au trimestre pr\u00e9c\u00e9dent. Du c\u00f4t\u00e9 des contreparties de la masse mon\u00e9taire, les avoirs ext\u00e9rieurs nets du syst\u00e8me bancaire ont \u00e9t\u00e9 les principales sources de la progression de M3. Ils ont enregistr\u00e9 une croissance de 7,6 %, essentiellement attribuable au comportement des avoirs ext\u00e9rieurs nets de la banque centrale \u00e9tant donn\u00e9 la baisse (4,8 %) des avoirs ext\u00e9rieurs des banques commerciales. Quant au cr\u00e9dit net du syst\u00e8me bancaire au secteur public, il s\u2019est repli\u00e9 de 23,8 %, alors que le cr\u00e9dit accord\u00e9 au secteur priv\u00e9 a augment\u00e9 de 4,8 %. Cette \u00e9volution refl\u00e8te le choix de la BRH de stimuler le cr\u00e9dit dans les secteurs porteurs de croissance.<\/p>\n<p>Au niveau du syst\u00e8me bancaire, l\u2019effort de captation des d\u00e9p\u00f4ts \u00e0 terme en gourdes s\u2019est traduite par une meilleure disponibilit\u00e9 en termes de liquidit\u00e9, permettant aux banques de mieux remplir leur r\u00f4le d\u2019interm\u00e9diaire financier. De m\u00eame, l\u2019analyse des indicateurs financiers au cours du mois de janvier 2016 d\u00e9montre la bonne performance du syst\u00e8me bancaire ha\u00eftien. Cette performance s\u2019est refl\u00e9t\u00e9e \u00e0 travers l\u2019\u00e9volution des ratios de rentabilit\u00e9 qui se sont am\u00e9lior\u00e9s en d\u00e9pit de la d\u00e9t\u00e9rioration de la conjoncture socio-\u00e9conomique et politique du pays.<\/p>\n<p>En effet, le syst\u00e8me bancaire ha\u00eftien a r\u00e9alis\u00e9 un b\u00e9n\u00e9fice net de 763,85 millions de gourdes en janvier 2016 contre 352,14 et 627,66 millions de gourdes en novembre et d\u00e9cembre respectivement. Le cumul sur l\u2019exercice fiscal 2016 (oct.15- janv.16) s\u2019est \u00e9tabli \u00e0 2,17 milliards de gourdes, soit plus que le double de celui r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode de l\u2019exercice \u00e9coul\u00e9. Ce r\u00e9sultat d\u00e9coule essentiellement de la progression des \u00ab revenus d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00bb (+49,3 %) et des \u00ab autres revenus \u00bb (+67,0 %). Cons\u00e9quemment, le produit net bancaire a progress\u00e9 de 46,3 % pour s\u2019\u00e9tablir \u00e0 5,58 milliards de gourdes contre 3,82 milliards de gourdes entre octobre 2014 et janvier 2015. Toutefois, les charges d\u2019exploitation ont \u00e9galement cr\u00fb sur la m\u00eame p\u00e9riode (+22 %).<\/p>\n<p>Au cours du mois de janvier 2016, l\u2019actif total du syst\u00e8me bancaire, sous l\u2019impulsion de la d\u00e9pr\u00e9ciation continue de la gourde, a cr\u00fb en rythme mensuel de 3 % pour s\u2019\u00e9tablir \u00e0 240,12 milliards de gourdes et a progress\u00e9 de 7,7 % par rapport \u00e0 septembre 2015. Les d\u00e9p\u00f4ts collect\u00e9s par le syst\u00e8me bancaire, en hausse de 2 % sur un mois, ont, pour l\u2019essentiel, financ\u00e9 la croissance des emplois du syst\u00e8me.<\/p>\n<p>De m\u00eame, les ratios de rentabilit\u00e9 ROA et ROE ont, tous deux, connu une \u00e9volution favorable. Le rendement sur l\u2019actif (ROA), d\u00e9fini comme \u00e9tant les b\u00e9n\u00e9fices g\u00e9n\u00e9r\u00e9s \u00e0 partir de l\u2019actif, a augment\u00e9, passant de 1,76 en janvier 2015 \u00e0 3,87 un an plus tard. Une \u00e9volution similaire a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e pour le rendement des avoirs des actionnaires, lequel a cr\u00fb de 25,7 points de pourcentage entre janvier 2015 et janvier 2016. L\u2019\u00e9volution positive de ces deux indicateurs est une r\u00e9sultante de la hausse plus que proportionnelle du b\u00e9n\u00e9fice net par rapport \u00e0 l\u2019actif moyen du syst\u00e8me et aux avoirs des actionnaires.<\/p>\n<p><b>PERSPECTIVES<\/b><br \/>\nLes perspectives \u00e0 court terme pour l\u2019\u00e9conomie ha\u00eftienne demeurent mitig\u00e9es et d\u00e9pendent des strat\u00e9gies \u00e0 mettre en \u0153uvre pour r\u00e9pondre aux chocs r\u00e9sultant notamment de la faiblesse de l\u2019offre alimentaire locale.<\/p>\n<p>En d\u00e9pit d\u2019un environnement international faiblement inflationniste, la tendance\u00a0lire la suite sur <a href=\"http:\/\/www.haitilibre.com\/article-17136-haiti-economie-perspectives-mitigees-de-la-brh.html\" target=\"_blank\">haitilibre.com<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Source\u00a0HL\/ Ha\u00eftiLibre La Note sur la Politique Mon\u00e9taire analyse les d\u00e9veloppements r\u00e9cents observ\u00e9s dans l\u2019\u00e9conomie ha\u00eftienne en mettant l\u2019accent sur<\/p>\n","protected":false},"author":22,"featured_media":70473,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[13],"tags":[],"class_list":["post-70472","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-sport"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/radiotelevision2000.com\/home\/wp-content\/uploads\/2016\/04\/brh-Note-sur-la-Politique-Mon\u00e9taire-2016.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/radiotelevision2000.com\/home\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/70472","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/radiotelevision2000.com\/home\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/radiotelevision2000.com\/home\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/radiotelevision2000.com\/home\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/22"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/radiotelevision2000.com\/home\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=70472"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/radiotelevision2000.com\/home\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/70472\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/radiotelevision2000.com\/home\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/70473"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/radiotelevision2000.com\/home\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=70472"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/radiotelevision2000.com\/home\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=70472"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/radiotelevision2000.com\/home\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=70472"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}