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Le SYFAAH entend renforcer les chaines de valeur dans la filière rizicole en Haïti 

Écrit par Riphard Serent, MPA / Economiste / Riphardserent@gmail.com | Radio Vision 2000

Le Système de Financement et d’Assurance Agricole en Haïti (SYFAAH) a organisé ce weekend dernier, au Centre de Convention de la BRH, un important atelier sur les chaines de valeur dans la filière rizicole, en vue d’augmenter la production de riz dans le pays et réduire les importations, dont l’aide alimentaire couvre 80% de la consommation de ce produit dans le pays.

Cet atelier du SYFAAH qui a réuni des acteurs du secteur public et du secteur privé, notamment des entrepreneurs agricoles évoluant dans la riziculture, a été une occasion, en plus, pour discuter de trois grands piliers à savoir : le crédit agricole, les assurances agricoles et les conseils techniques en gestion, tous en faveur d’un renforcement des chaines de valeur et d’une augmentation de la production de riz dans le pays.  Il faut rappeler que l’année dernière, l’organisation Oxfam avait mené une enquête sur la consommation de riz dans la zone métropolitaine et les résultats ont prouvé que 65% de la population ont préféré le riz local au riz importé.

Il faut dire que cet atelier, réalisé par le SYFAAH au Centre de Convention de la BRH ce weekend dernier sur le renforcement des chaines de valeurs dans la riziculture, entre dans le cadre d’un plan d’action global de l’institution qui s’étend sur la période 2011-2018, en mettant l’emphase sur l’analyse et l’octroi de crédit dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite dans des filières comportant le riz, la banane, la mangue, la culture maraichères et la volaille, et aussi sur l’assurance récolte dans tous les départements du pays.

Alors qu’Haïti produisait en 2009 près de 100 000 tonnes de riz par an dans l’Artibonite, à Torbeck, à Maribaru et dans d’autres petites localités à travers le pays, 400 000 tonnes de riz sont importées chaque année. Ce qui veut dire que nos producteurs haïtiens répondent à hauteur de seulement environ 25% de la demande du riz sur le marché local.

Donc, dans ce contexte où la population augmente, on a plus de bouche à nourrir, plus de besoins à combler, et si la production locale en biens alimentaires n’est pas au rendez-vous et que les exportations des autres produits (textiles et agricoles) et des services n’augmentent pas de manière substantielle, les importations de produits alimentaires auront tendance à progresser considérablement, ce qui aggravera le taux de couverture de l’économie haïtienne, déjà très faible, et qui aura des conséquences directes sur la balance commerciale d’Haïti, ensuite sur le taux de change et sur les prix dans l’économie.

La dernière mesure de la BRH sur le marché local des changes ($ 120 millions d’injection jusqu’au 30 septembre), tentant à freiner le rythme de croissance de la dépréciation de la gourde est la bienvenue, mais il faut que le prochain gouvernement, les  autres acteurs politiques et économiques jouent également leur partition pour que ces interventions de la BRH puissent accoucher de meilleurs résultats possibles dans l’économie, au bénéfice de la population.

 

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