Fin du sommet du G7 : quelles préoccupations et retombées pour l’économie mondiale ?

L’actualité économique mondiale de ce weekend dernier a été surtout marquée par ce grand sommet au Japon des chefs d’Etat et de gouvernement des 7 grandes puissances économiques mondiales, communément appelées le G7.  À l’issue de ce sommet de deux jours, les dirigeants du G7 ont jugé que la croissance de l’économie mondiale reste toujours inférieure à son potentiel et plaidé pour des politiques budgétaires et monétaires coordonnées visant à stimuler l’activité économique.

Les sept pays ont dit s’engager à faire avancer les réformes structurelles pour doper la croissance, la productivité et le potentiel de production en relevant les défis structurels, laissant néanmoins chaque pays libre de sa méthode.

« La croissance mondiale reste modérée et inférieure à son potentiel tandis que les risques d’une croissance faible persistent », indique le communiqué final publié à l’issue du sommet du G7 au Japon. Parlant de croissance de l’économie mondiale, il faut rappeler que face à l’escalade des menaces économiques dans les grands pays émergents, notamment en Chine, et aux risques accrus d’une « longue stagnation » de l’activité, le Fonds monétaire international (FMI) avait abaissé ses prévisions de croissance mondiale et table jusqu’ici sur une croissance de 3,2% en 2016 et 3,5% en 2017.

4927194_6_03e8_les-participants-au-sommet-du-g7-posent-devant_526d70dbd46e5e7d8deec52f01c20617Les membres du G7 ont, comme chaque année, rappelé la nécessité de redresser la croissance mondiale, évoquant une « priorité urgente. Toutefois, Shinzo Abe, le Premier ministre japonais et hôte de l’événement, n’a pas hésité à bousculer (un peu) la tradition et a indiqué clairement devant ses homologues que les conditions de l’économie mondiale ressemblent à « la situation précédant la crise de 2008, précisant que « les prix de l’énergie et des matières premières ont plongé de 55% »,comme en 2008.

Deux autres questions importantes, entre autres, abordées lors de ce sommet sont d’abord celle de l’augmentation des réfugiés dans le monde et ensuite le spectre d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne (UE). En effet, le G7 et les pays du Golfe se sont engagés à fournir 1,8 milliard de dollars pour le financement des agences de l’ONU qui aident les réfugiés syriens, ajouté au support d’un milliard d’euros des 28 Etats membres de l’UE.

D’un autre côté, une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne à l’issue du référendum prévu le 23 juin prochain serait un risque grave pour la croissance de l’économie mondiale, selon ce qu’ont déclaré les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Allemagne, le Canada et le Japon. Consciente qu’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne aurait de « lourdes conséquences », les ministres du G7 n’ont cependant pas pu faire beaucoup plus qu’afficher leur soutien au Premier ministre britannique David Cameron, avant le référendum du 23 juin prochain.

Des développements récents dans l’économie mondiale qu’il faut suivre de très près, car les retombées pourraient d’une façon ou d’une autre avoir des répercussions  sur l’économie haïtienne.

Riphard Serent, MPA (Policy)

Economiste

riphardserent@gmail.com

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