Haïti/Délinquance juvénile : Préoccupé, le parquet de Port-au-Prince annonce des mesures

Le Parquet de Port-au-Prince, la Brigade de la protection civile, la Direction départementale l’Ouest de l’éducation et plusieurs autres institutions se mettent ensemble en vue de freiner la délinquance juvénile notamment dans la capitale. Dans la foulée de cette démarche, une séance de travail a été organisée le 11 janvier dernier au Parquet du Tribunal de première instance de Port-au-Prince.

A l’initiative du Parquet du Tribunal de première instance de Port-au-Prince et suite à diverses plaintes déposées au Parquet, une séance de travail a eu lieu le 11 janvier dernier autour de la problématique de la délinquance juvénile, amplifiée ces derniers temps dans la capitale notamment par le phénomène « after school », où des écoliers sont souvent surpris aux heures de cours dans des Clubs de dance, s’adonnant à des pratiques obscènes.

Ayant pris part à cette rencontre, la Brigade de protection des mineurs de la direction centrale de la police judiciaire, l’Institut du bien-être social et de recherche, les Mairies de Port-au-Prince, de Delmas et de Carrefour, la Direction départementale de l’ouest de l’éducation, ainsi que des partenaires internationaux dont l’Unicef et la Minustah.

« Reconnaissant unanimement que les pratiques obscènes ayant cours dans certaines boites sonores, hôtels, motels, parfois en plein jour ne font qu’avilir l’enfance et l’adolescence, et porter atteinte aux bonnes mœurs », les participants ont, à l’issue de cette séance, paraphé un communiqué conjoint dans lequel des instructions formelles sont passées à la brigade de la protection des mineurs d’investiguer, d’appréhender et d’amener en état  au Parquet tout individu qui se sera fait auteur, coauteur ou complice de la débauche et la corruption des jeunes de moins de 18 ans.

Le communiqué exhorte les propriétaires des boites de nuit, hôtels et motels à respecter l’obligation qui leur est faite de s’assurer de la majorité civile évaluée à 18 ans en Haïti.

Les Directeurs d’écoles et les parents, eux, ont été invités à respecter et appliquer les dispositions du décret du 8 décembre 1968 sur les mineurs.

Rappelons qu’à la fin de novembre 2011,  une décente policière dans un Club de dance dans un quartier au centre de Port-au-Prince avait entrainé l’interpellation d’une vingtaine de jeunes écoliers en uniforme, l’arrestation du propriétaire du Club et la fermeture provisoire de ce lieu de débauche sexuelle.

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